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Votre site internet est-il dépassé ? Dix tests à faire vous-même
Lent sur GSM, des messages de formulaire qui se perdent, un domaine au nom de votre webdesigner ? Dix tests gratuits à faire vous-même, et ce qu'il vous en coûte d'attendre.
Votre site internet est dépassé s'il est lent sur GSM, s'il n'est pas en https, s'il tourne sur un logiciel sans mises à jour de sécurité, s'il devient illisible sur un petit écran ou si vous ne pouvez rien y changer vous-même. Ce sont cinq des dix tests ci-dessous. Chacun prend quelques minutes et ne coûte rien. Pour chaque test, vous trouverez ce que vous perdez à ne rien faire, et qui s'en charge : vous ou votre webdesigner.
1. Votre site est-il lent sur GSM ?
Le test. Entrez l'adresse web de votre site (par ex. www.votreentreprise.be) sur PageSpeed Insights et choisissez Mobile. Si votre site a peu de visiteurs, vous obtenez seulement un score sur 100, calculé lors d'un test et non à partir de vrais visiteurs : à partir de 90, c'est bon ; sous 50, c'est mauvais. Avec assez de visiteurs, vous voyez aussi si le site réussit les Core Web Vitals, trois mesures relevées auprès de vrais visiteurs (LCP jusqu'à 2,5 secondes, INP jusqu'à 200 millisecondes, CLS jusqu'à 0,1).
Ce que ça coûte. Google tient compte des Core Web Vitals, même si un bon contenu pèse plus lourd. Et la lenteur fait fuir : auprès de 37 grandes marques (Deloitte pour Google, 2019), 21,6 % de visiteurs en plus atteignaient le formulaire de demande quand le site mobile se chargeait 0,1 seconde plus vite.
Qui s'en charge ? Votre webdesigner. Demandez-lui ce qui ralentit votre site, et combien coûte la correction.
2. Votre navigateur signale-t-il que votre site n'est pas sécurisé ?
Le test. Ouvrez votre site et regardez l'adresse : commence-t-elle par https://, sans avertissement ?
Ce que ça coûte. Depuis la version 154, sortie à l'automne 2026, Chrome demande d'abord à l'internaute s'il veut vraiment ouvrir un site sans https. Votre visiteur voit donc un avertissement avant de voir votre entreprise.
Qui s'en charge ? Votre webdesigner ou la société qui héberge votre site (votre hébergeur). Demandez aussi si les anciens liens en http:// renvoient automatiquement vers https://.
3. Le logiciel de votre site reçoit-il encore des mises à jour ?
Le test. Posez la question à votre webdesigner : « Sur quel système tourne mon site, et le système, les extensions et la version de PHP reçoivent-ils encore des mises à jour de sécurité ? » PHP est le langage de programmation sur lequel repose notamment WordPress. La version 8.2 ne reçoit plus de mises à jour de sécurité après le 31 décembre 2026 ; la 8.1 et les versions antérieures n'en reçoivent déjà plus.
Ce que ça coûte. Sans mises à jour, les failles connues restent ouvertes : une cible facile pour les pirates. Pour un site WordPress d'une dizaine d'années, c'est souvent le signe le plus important.
Qui s'en charge ? Votre webdesigner ou votre hébergeur.
4. Faut-il zoomer pour lire sur GSM ?
Le test. Sur votre GSM, lisez une page sans zoomer, touchez votre numéro de téléphone pour appeler et remplissez le formulaire. Regardez ensuite les sites de trois concurrents : vos clients comparent aussi.
Ce que ça coûte. En octobre 2026, près de la moitié (49 %) des pages web consultées en Belgique l'étaient sur GSM (Statcounter). Et Google se base sur la version mobile de votre site pour déterminer votre position dans les résultats.
Qui s'en charge ? Votre webdesigner. Un site qui ne s'adapte pas à l'écran demande souvent un nouveau design.
5. Les informations sont-elles encore exactes ?
Le test. Faites défiler jusqu'en bas de la page : y lit-on encore © 2019 ? Lisez ensuite votre site comme un nouveau client : horaires, adresse de l'entreprise, téléphone, services, tarifs. Vérifiez aussi les mentions imposées par la loi : le nom de l'entreprise, son adresse, une adresse e-mail, le numéro d'entreprise et, si vous y êtes assujetti, le numéro de TVA (en général votre numéro d'entreprise précédé de BE).
Ce que ça coûte. Une vieille date laisse Google indifférent, pas vos clients. Et l'Inspection économique contrôle : en 2024, 47,7 % des 2 158 sites et pages examinés ne donnaient pas les informations obligatoires. En cas d'infraction, on reçoit en général d'abord un avertissement ; pour une infraction grave ou un avertissement ignoré, c'est un procès-verbal.
Qui s'en charge ? Vous, en dix minutes, si vous pouvez modifier votre site vous-même (voir le test 9).
6. Votre site parle-t-il la langue de vos clients ?
Le test. Regardez quelle langue parlent vos clients. À Bruxelles, près de la frontière linguistique ou si vous travaillez pour toute la Belgique, certains préfèrent le néerlandais ou l'anglais. Si tous vos clients sont francophones, ce test ne vous concerne pas.
Ce que ça coûte. Dans une enquête de CSA Research auprès de 8 709 consommateurs de 29 pays (2020), 76 % préféraient acheter quand les explications sont dans leur langue, et 40 % disaient ne jamais acheter sur un site dans une autre langue. Or, en Wallonie, à peine 29 % des sites d'entreprises proposent, même en partie, une autre langue que le français (Digital Wallonia, 2025) : un site bilingue s'y démarque vite.
Qui s'en charge ? Votre webdesigner ajoute la deuxième langue ; vous faites traduire et relire les textes. Plus de détails dans créer un site bilingue.
7. Le visiteur sait-il tout de suite quoi faire ?
Le test. Montrez votre page d'accueil cinq secondes à quelqu'un qui ne connaît pas votre entreprise. Demandez-lui ensuite : que fait cette entreprise, pour qui, et comment la contacter ? Sur GSM, voyez-vous en haut un bouton ou un numéro de téléphone ?
Ce que ça coûte. Un visiteur qui ne voit pas quoi faire n'appelle pas. Si vous payez pour de la publicité, chaque clic est alors de l'argent perdu.
Qui s'en charge ? Vous écrivez la phrase et choisissez le bouton ; votre webdesigner les place au bon endroit.
8. Les messages de votre formulaire de contact arrivent-ils vraiment ?
Le test. Remplissez votre propre formulaire, depuis votre GSM, avec une adresse Gmail. Le message arrive-t-il, et pas dans les spams ? Le visiteur reçoit-il une confirmation ?
Ce que ça coûte. Un formulaire qui ne fonctionne pas sans que personne s'en aperçoive peut être le signe le plus coûteux des dix : vous perdez des demandes sans le savoir. Une cause possible : votre site envoie ses e-mails sans SPF ni DKIM, deux réglages qui prouvent qu'un message vient bien de votre domaine. Gmail exige l'un des deux depuis le 1er février 2024.
Qui s'en charge ? Vous testez, votre webdesigner répare. Demandez-lui : « Mon formulaire envoie-t-il ses e-mails avec SPF ou DKIM ? »
9. Pouvez-vous modifier vous-même un texte ou une photo ?
Le test. Changez aujourd'hui vos horaires ou remplacez une photo. Vous souvenez-vous de vos identifiants ? Y arrivez-vous en dix minutes, sans appeler votre webdesigner ?
Ce que ça coûte. Chaque modification devient un e-mail, un délai et souvent une facture. Alors vous attendez, et votre site vieillit plus vite.
Qui s'en charge ? Votre webdesigner peut vous montrer comment faire. Si votre système ne le permet pas, il vous en faut un autre.
10. Savez-vous à qui appartient votre nom de domaine ?
Le test. Pour une adresse en .be : tapez votre nom de domaine sur dnsbelgium.be, choisissez Consulter les données puis cliquez sur Montrer les données. Le deuxième encadré indique le titulaire. Si c'est votre webdesigner ou un ancien employé, le domaine n'est pas à vous. Pour un .com ou un .eu, posez la question à la société à qui vous payez votre nom de domaine (votre registrar).
Ce que ça coûte. Le titulaire est le propriétaire de votre domaine. Si c'est quelqu'un d'autre, vous avez besoin de cette personne pour transférer ou vendre votre domaine : DNS Belgium envoie le code nécessaire (le code de transfert) à son adresse e-mail. Et votre messagerie dépend aussi de votre domaine.
Qui s'en charge ? Vous, avec la collaboration du titulaire actuel.
Checklist : cochez ce qui est en ordre
Chaque point que vous ne pouvez pas cocher est un signe.
Sur GSM, un score d'au moins 90, ou un site qui réussit les Core Web Vitals.
Une adresse en https://, sans avertissement.
Un logiciel qui reçoit encore des mises à jour de sécurité.
Lisible sur GSM, sans zoomer.
Des informations exactes et votre numéro d'entreprise sur le site.
Les langues de vos clients.
En cinq secondes, on comprend ce que vous faites et comment vous joindre.
Un formulaire dont les messages arrivent, même chez Gmail.
Modifier un texte vous-même en dix minutes.
Le domaine à votre nom ou à celui de votre entreprise.
Notre règle de base : à partir de trois points non cochés, une refonte est en général plus simple que de tout réparer séparément. Mais si les messages de votre formulaire n'arrivent pas ou si votre domaine est au nom de quelqu'un d'autre, mieux vaut régler cela tout de suite. Avant une refonte, lisez comment rester visible sur Google pendant une refonte.
Kintsu part de votre site actuel, avec vos textes, vos images et vos adresses web, et vous en livre un nouveau que vous tenez à jour vous-même : voir comment se passe la refonte.
Sources
Toutes les sources ont été consultées le 4 novembre 2026.
Google, À propos de PageSpeed Insights (scores 90 et 50, mesures auprès de vrais visiteurs)
Google Search Central, Core Web Vitals (seuils LCP, INP et CLS)
Google Search Central, Expérience sur la page (les Core Web Vitals comptent ; le contenu le plus pertinent passe avant)
web.dev, Milliseconds make millions (étude Deloitte auprès de 37 marques, 2019, en anglais)
Chrome, Notes de version de Chrome 154 (demande par défaut avant d'ouvrir un site sans https, en anglais)
PHP, Versions supportées et branches non supportées (PHP 8.2 jusqu'au 31 décembre 2026, PHP 8.1 jusqu'au 31 décembre 2025)
Google Search Central, Indexation mobile first
Statcounter, Desktop vs Mobile vs Tablet Market Share in Belgium (octobre 2026)
Digital Wallonia, Baromètre 2025 de maturité numérique des entreprises wallonnes (p. 142)
SPF Économie, Informations obligatoires sur le site web de votre entreprise
SPF Économie, 7 établissements contrôlés sur 10 en infraction avec la législation économique (août 2025)
CSA Research, Consumers Prefer their Own Language (7 juillet 2020, en anglais)
Google, Consignes pour les expéditeurs d'e-mails (SPF ou DKIM depuis le 1er février 2024)
DNS Belgium, Qui détient la clé de votre entreprise en ligne ? (18 février 2026)
DNS Belgium, Transfer your domain name to another holder (le code de transfert part vers l'adresse e-mail du titulaire, en anglais)
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