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Site internet pas cher : où économiser sans risque ?

Petit budget ? Découvrez où économiser sans risque, où ne pas le faire, et pourquoi ne jamais signer un contrat de 48 mois sur le pas de la porte. Avec les prix de 2026 et une liste de contrôle.

Par Rédaction Kintsu · 4 novembre 2026

Faire créer un site internet à petit prix, c'est possible, si vous savez sur quoi économiser. Économisez sur ce que vous pourrez encore changer plus tard : un design sur mesure, le nombre de pages et la première version de vos textes. N'économisez pas sur ce que vos clients et Google remarquent tout de suite : un site rapide, qui fonctionne bien sur GSM et qu'on trouve dans Google. Et faites attention à ce qui vous engage pour des années. Enregistrez votre nom de domaine à votre nom, et ne signez jamais sur le pas de la porte un contrat de 48 mois, surtout pas en leasing : comme indépendant, vous n'avez pas de délai de rétractation. Voici ce que vous pouvez faire avec votre budget, avec des prix de novembre 2026 et une liste de contrôle.

Combien coûte la création d'un site internet aujourd'hui ?

Trois exemples, vérifiés le 4 novembre 2026, hors TVA sauf mention contraire.

  • Le faire vous-même avec un créateur de site. Hostinger demande 1,99 € par mois pour son Website Builder Premium, mais seulement si vous payez quatre ans d'un coup (95,52 €). Après ces quatre ans, vous payez 9,99 € par mois (Hostinger). Squarespace Basic coûte 12 € par mois en paiement annuel, TVA comprise (Squarespace). Le travail, c'est vous qui le faites.

  • Une agence web ou un freelance. Digimi, une agence web belge qui publie ses prix, compte de 500 à 1 500 € pour un site one page (une seule longue page qui contient tout) et de 1 500 à 3 500 € pour un site de PME de 5 à 10 pages. La maintenance coûte ensuite de 40 à 150 € par mois (Digimi, en néerlandais, mis à jour le 23 octobre 2026). Iseox, une agence belge francophone, cite de 800 à 3 500 € chez un freelance (Iseox).

  • Une agence qui facture au mois. Incrediweb demande 49 € par mois avec un contrat d'un an, et l'abonnement est résiliable chaque mois après la première année ; la page ne précise pas si c'est HTVA ou TVAC (Incrediweb). Webmake demande de 59 à 139 € par mois, plus 599 à 1 399 € de frais de départ, et vous êtes engagé pour au moins 24 mois (Webmake).

Pour comparer ces prix sur trois ans, lisez Combien coûte un site internet en Belgique ?

Attention à la TVA. Si vous démarrez votre activité sous le régime de la franchise de TVA pour les petites entreprises (en 2026 : moins de 25 000 € de chiffre d'affaires par an), vous ne facturez pas de TVA, mais vous ne pouvez pas non plus la récupérer (Securex, 15 octobre 2026). Ajoutez alors 21 % à chaque prix hors TVA de cet article.

Que pouvez-vous faire avec votre budget ?

Trois exemples si vous venez de vous lancer :

  • Vous n'avez presque rien. Commencez par une fiche d'établissement Google gratuite, pour que votre entreprise apparaisse dans la recherche Google et sur Maps (Google), et par votre compte Instagram ou Facebook. Un site est aussi possible avec la formule gratuite d'un créateur de site, mais sans nom de domaine à vous : chez Webflow, sur une adresse du type votreentreprise.webflow.io (Webflow). Réservez quand même déjà votre nom de domaine : un .be coûte de 10 à 30 € par an (Digimi).

  • Vous avez 15 € par mois. Un créateur de site avec votre propre nom de domaine, comme Squarespace Basic à 12 € par mois. Comptez quand même 20 à 40 heures de travail de votre part : c'est notre estimation approximative, pas un chiffre officiel.

  • Vous avez 1 000 € à payer en une fois. C'est assez pour un site one page chez un freelance ou une petite agence. Demandez ce que coûtent ensuite l'hébergement et la maintenance par mois, car ils s'ajoutent. Ou choisissez une agence qui facture au mois : vous ne payez pas tout d'avance, mais lisez d'abord le contrat (voir plus bas).

Où pouvez-vous économiser sans risque ?

Un modèle plutôt qu'un design sur mesure

Un modèle (template) est un design tout fait que vous adaptez avec votre logo, vos couleurs et vos photos. Chez Digimi, un site basé sur un modèle coûte de 750 à 2 500 €, un design sur mesure de 3 500 à 15 000 € ou plus. Pour la plupart des PME et des indépendants, un bon modèle suffit. Choisissez-en quand même un qui se charge vite et qui fonctionne bien sur GSM.

Moins de pages

Moins il y a de pages, plus le prix est bas. Commencez par ce qu'un client cherche vraiment : ce que vous faites, pour qui, dans quelle région, combien cela coûte à peu près et comment vous joindre. Une page par service (ou un portfolio, si votre travail est surtout visuel), une page sur vous et une page de contact : au début, il en faut rarement plus.

L'IA pour un premier jet

Un rédacteur demande de 50 à 150 € par page, et rédiger vous-même vous prend vite 10 à 30 heures (Digimi). Un assistant IA vous donne une première version en quelques minutes. Google n'y voit pas d'inconvénient, tant que le texte est exact ; mais relisez tout, car l'IA fait des erreurs (Google). Complétez avec ce que vous seul savez : vos prix, votre région, vos exemples concrets. Plus de détails dans Google pénalise-t-il les textes écrits par l'IA ?

Où ne faut-il surtout pas économiser ?

Un site rapide, y compris sur GSM

Google regarde la version mobile de votre site pour décider s'il apparaît dans les résultats de recherche, et à quelle place (Google). Un site lent, ou qui s'affiche mal sur GSM, vous fait perdre des clients. Si vous avez beaucoup de photos, faites-les réduire pour le web ou choisissez un modèle qui le fait lui-même, car les grandes photos ralentissent un site. Testez-le vous-même : ouvrez votre site sur votre GSM en données mobiles, sans wifi, et faites-le mesurer par PageSpeed Insights, l'outil gratuit de Google.

Être trouvé dans Google

Un site pas cher coûte cher si personne ne le trouve. Demandez qui s'occupe des bases : un titre et une description propres à chaque page, des adresses web lisibles (votreentreprise.be/contact, pas votreentreprise.be/page?id=12), et votre nom, votre métier et votre commune dans le texte. Cela coûte peu si c'est fait dès le départ.

Un nom de domaine à votre nom

Votre nom de domaine, c'est votre adresse sur internet, et le plus souvent aussi la partie après le @ de votre adresse e-mail. Enregistrez-le au nom de votre entreprise, avec votre propre adresse e-mail. Une boîte mail sur votre propre domaine coûte souvent aussi quelque chose chaque mois : tenez-en compte. Pour transférer un domaine .be, il vous faut un code de transfert, que DNS Belgium envoie par e-mail (DNS Belgium). Si le domaine est au nom de votre webdesigner, vous ne pouvez pas partir sans sa collaboration.

Demandez aussi ce qu'il advient de votre site si vous arrêtez. Chez Jitware, il n'y a pas de durée minimale, mais votre site est mis hors ligne si vous arrêtez ; votre nom de domaine et les contenus que vous avez fournis restent à vous (Jitware, en néerlandais). Jitware le dit honnêtement ; assurez-vous de le savoir avant de signer.

Les mentions obligatoires

Le site de toute entreprise doit notamment indiquer votre nom, votre adresse, votre numéro d'entreprise et deux moyens de vous contacter (SPF Économie, via Forum for the Future). Lors d'un contrôle en 2024, ces informations manquaient sur 47,7 % des sites examinés (Forum for the Future). Un site qui les oublie n'est pas une économie.

Les longs contrats et le leasing, signés sur le pas de la porte

C'est ici que les choses tournent le plus souvent mal. Sur le site de plaintes de Test-Achats, des indépendants racontent leur contrat de site internet, souvent signé après la visite d'un vendeur :

  • Une styliste ongulaire, indépendante à titre complémentaire depuis peu, a signé le 3 juillet 2026 pour 145,95 € par mois. Le vendeur parlait d'un contrat « résiliable chaque mois » ; le contrat prévoyait 48 mois, avec une indemnité élevée en cas d'arrêt anticipé (Test Aankoop, 22 octobre 2026, en néerlandais).

  • Un indépendant payait 197 € par mois. Selon le vendeur, il pouvait arrêter « quand je le voulais, et ce sans frais supplémentaires ». Après sept mois, il a dû payer 40 % du prix total sur 48 mois (Test Aankoop, 11 juin 2025, en néerlandais).

  • Un entrepreneur payait 200 € par mois sur 48 mois, via un leasing auprès d'une banque. Le créateur du site lui a répondu qu'il ne pouvait rien faire, puisqu'il s'agissait d'un leasing. Il a dû payer toutes les mensualités restantes, alors que le contrat prévoyait 60 % (Test-Achats, 24 décembre 2024).

Avec un leasing, vous ne payez pas le créateur du site, mais une société de financement, qui veut son argent, même si le site est mauvais ou n'est jamais terminé. Et comme indépendant, vous n'avez pas de délai de rétractation de 14 jours : ce droit est réservé aux consommateurs. Une proposition de loi de décembre 2025 voulait l'étendre aux indépendants et aux microentreprises, et citait explicitement la vente de sites internet à domicile (Chambre, DOC 56 1211/001). Au 4 novembre 2026, cette proposition n'est toujours pas devenue loi.

Ne signez donc jamais sur le pas de la porte, ni le jour même. Demandez le contrat et les conditions à l'avance, et vérifiez quatre points : la durée, le renouvellement automatique (reconduction tacite), ce que coûte un arrêt, et la présence d'une société de leasing ou de financement.

Liste de contrôle : ce site pas cher l'est-il vraiment ?

  • Combien coûte-t-il sur trois ans, tout compris : frais de départ, mensualités, maintenance, nom de domaine, boîte mail et TVA ?

  • Quelle est la durée du contrat, est-il reconduit tacitement, et combien coûte un arrêt ?

  • Le contrat mentionne-t-il une société de leasing ou de financement ?

  • Le nom de domaine est-il au nom de votre entreprise, avec votre propre adresse e-mail ?

  • Récupérez-vous vos textes, vos photos et votre site si vous arrêtez ?

  • Le site se charge-t-il vite sur votre GSM, en données mobiles ?

  • Chaque page a-t-elle son propre titre et sa propre description pour Google ?

  • Pouvez-vous modifier vous-même un texte ou une page ? Sinon, combien coûte une modification ?

  • Votre nom, votre adresse, votre numéro d'entreprise et vos coordonnées figurent-ils sur le site ?

  • Qui relit les textes de l'IA avant leur mise en ligne ?

Vous voulez une boutique en ligne, ou vous aimez tout construire vous-même ? Un créateur de site vous reviendra alors moins cher : lisez Créer son site soi-même ou le faire faire ? Vous préférez le faire faire ? Voici comment Kintsu répond à cette liste : un montant fixe par mois, sans frais de départ. Si vous payez par mois, vous pouvez résilier à la fin de chaque mois ; si vous payez par an, vous pouvez résilier au plus tard un mois avant l'échéance. Si vous arrêtez, votre contenu et votre nom de domaine restent à vous, vous recevez votre site sous forme de fichiers, et vous emportez le design après douze mois payés (voir les tarifs).

Sources

Toutes les sources ont été consultées le 4 novembre 2026.

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